EDITO

Ça swingue à l'Apollo page 1 | page 2 | page 3     

A l'Apollo, il convient aussi de se nourrir de feu. Le feu sacré bien sûr ; celui d'un blues éternel qui swingue et qui gronde, et court dans les veines de ces légendes disparues que Thomas aime faire revivre sur grand écran, toute sono dehors. Un jazz qui swingue et qui réjouit, qui incite à claquer des doigts et à taper du pied, vivifiant comme le vent du large, chaleureux comme le grand soleil d'été ; un jazz des racines qui ne s'écoute pas jouer, mais sait vous attraper par les pieds, sans vous prendre la tête...


" Ici, on ne fait pas dans l'élitisme " insiste Thomas : " le jazz traditionnel, c'est une musique populaire ! ". Danseur professionnel, Thomas Blacharz est l'un des 10 meilleurs mondiaux en Lindy-Hop. Et l'exemple vivant de la rencontre heureuse entre le jazz et l'envie de bouger. Lui qui a enseigné aux USA et dans toute l'Europe, sait bien ce qui fait danser le monde : " un mélange de hip-hop, de jazz, de salsa - des musiques afro-américaines ; c'est la recette ". Une nourriture spirituelle habituellement servie dans les " meilleures soirées new-yorkaises ", et qu'on ne goûtera nulle part ailleurs dans la région… Côté concerts, l'Apollo, qui est en contact avec le Hot Brass d'Avignon - l'une des plus grandes salles de jazz en France - programme tous les jeudis de nombreux groupes d'ici et d'ailleurs. Jazz bands chaleureux, blues ou boogie woogie, jazz manouche ou stars de la salsa de Harlem ou du Bronx, tout ce beau monde est sélectionné sur un seul critère : l'authenticité. " On cherche des vrais talents, dit Thomas ; quelque chose de vivant, pas de boîtes à rythme ni de son surgelé : rien que du frais ! "